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BurÔpoème : évasions

Quand tombe le soir
Quand le désespoir
Fait broyer du noir

Alors, je m’évade, encor et encor…

Tel le Monarque papillon
Survolant vals et monts
Dans la gloire du couchant
Vers des cieux plus cléments

Telle la baleine bleue
Plongeant dans les courants
Chantant dans les océans
Vers les bleus des mers du sud

Telle l’hirondelle à tire-d’aile
Volant vers l’Afrique lointaine
Pour en atteindre les plaines
Immensités aux chaleurs souveraines

Tels les troupeaux de caribous
Parcourant les espaces du nord
Vers d’infinis pâturages
Et l’abri des forêts éternelles

Tels les nuages effilochés
Dans la splendeur de l’azur
Auréolés d’or par le soleil
Voguant encor et encor vers le futur

Photo de Mike Doherty sur Unsplash

BurÔpoème : Kangourou

Kangourou tout roux
Saute partout
Dans tous les trous

Koala tête en bas
Tend les bras
A maman koala

Diable de Tasmanie
Où es-tu parti
Saperlotte, sapristi

Chien dingo
Fait le beau
Sur le dos

Émeus tout bleus
A la queue leu-leu
Couvent leurs œufs

Lézard gecko
A trop chaud
C’est rigolo

Z’animaux par-ci
Z’animaux par-là
L’Australie est là

Photo de Suzuha Kozuki sur Unsplash

BurÔpoème : Fil à fil

Au fil de sa plume songe le poète
Sa pensée vagabonde est suspendue à un fil
Mince comme le fil du rasoir
Elle lui donne du fil à retordre
Et paraît parfois cousue de fil blanc

De fil en aiguille il coud dans le droit fil
Un songe dont le fil d’Ariane est conducteur
Tandis qu’au fil du temps qui passe
Les araignées volent sur les fils de la Vierge
D’un automne au fil des ruisseaux givrés

Il marche sur un fil à couper le beurre
Passant au fil de l’épée ses fils à la patte
Et le voici libre et funambule sans fil
Comme quoi le bonheur ne tient qu’à un fil !

Photo de frank mckenna sur Unsplash

BurÔpoème : La plénitude

L ors
A vant-hier
P artaient les hirondelles
L e temps était venu
E lles s’envolaient en grand voyage
N ous laissant passer les frimas.
I l y aurait le temps du retour
T out à la fin d’un hiver africain
U n renvol vers nos cieux où elles sont attendues
D epuis si longtemps qu’elles n’avaient parmi nous été vues
E lles nous apporteront en virevoltant leur message de renouveau du printemps

photo du site le labyrinthe de Sophie

BurÔpoème : la montre

Le jour où ma montre s’est arrêtée
Mon horloge interne s’est déréglée
La panique en moi s’est installée
Comment allais-je vivre cette journée ?

Au fil de mes pensées m’en suis allée promener
Tout doucement me suis mise à rêver
Que la vie était douce quand on se laissait aller
Hors du temps, libre de vagabonder à son gré !

Photo de Jiyeon Park sur Unsplash